
Je suis en train de lire la correspondance de Rainer Maria Rilke et de Lou Andreas-Salomé. C'est l'histoire d'un lien assez unique; du coup de foudre jusqu'à l'amitié et la complicité artistique. Vraiment touchante cette rencontre entre un jeune poète de 21 ans et une intellectuelle et femme libre de 36 ans.
Jamais, dans mes timides tâtonnements, je n'avais autant senti l'être, autant cru à la présence et autant admis l'avenir; tu étais l'antithèse de tous les doutes et pour moi une preuve que tout ce que tu touches, atteins et regarde existe. Le monde perdit pour moi son caractère nébuleux, cette façon flottante de se former et de se décomposer qui fut la manière et la pauvreté de mes premiers vers (...) j'appris une simplicité, j'appris avec lenteur et difficulté que tout est simple, et j'acquis la maturité pour parler des choses simples" (extrait de la correspondance).

Que c'est beau !
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