J'ai passé l'après-midi à lire sur la galerie. Le vent écrivait ses poèmes dans les arbres et de belles femmes marchaient dans la rue. Tout pour être heureux: une limonade et un livre dans les mains. Risquer la liberté, essai de Fabrice Midal, philosophe et auteur de plusieurs ouvrages sur la spiritualité. J'ai emprunté ce livre très récent à la bibliothèque pour son chapitre sur Rilke. Voici un extrait:
"Rainer Maria Rilke commence à écrire de la poésie selon les usages en vigueur. Avec talent. Mais, peu à peu, il se rend compte qu'être poète, ce n'est pas cela. La poésie empêche la poésie. Elle n'est le plus souvent que jongleries relatives et contorsions contingentes, une sorte de divertissement savant pour quelques privilégiés. Elle est jeu littéraire et non engagement de la vie tout entière. Rainer Maria Rilke veut en libérer les ressources qui ne s'adressent nullement à quelques lettrés, mais qui concernent chacun de nous, quelle que soit l'éducation qu'il ait reçue - éducation qui n'est, en ce domaine, que d'un faible secours, voire qui constitue un handicap. La poésie n'est pas un exercice de spécialiste, mais le rapport le plus libre au réel."

Que c'est beau... que c'est beau!
RépondreSupprimerFranchement, un grand merci pour cette résurrection de ton blogue!
amitiés,
Hélène