
Je viens de terminer la lecture d'une petite plaquette de poésie de Rainer Maria Rilke, tout juste réimprimée chez Actes Sud: Le livre de la pauvreté et de la mort. Voici un extrait:
"Que je sois le veilleur de tous tes horizons...
Permets à mon regard plus hardi et plus vaste
d'embrasser soudain l'étendue des mers.
Fais que je suive la marche des fleuves
afin qu'au-delà des rumeurs de leurs rives
j'entende monter la voix silencieuse de la nuit.
Conduis-moi dans tes plaines battues de tous les vents
où d'âpres monastères ensevelissent entre leurs murs,
comme dans un linceul, des vies qui n'ont pas vécu..." (p. 18-19)





