mercredi 18 mars 2009

Pourtant, le soleil est là


Voici un extrait d'un poème très émouvant. Il a été écrit par Arlette Humbert-Laroche, une jeune déportée, morte à l'âge de vingt-six ans à Bergen-Belsen en 1943. Le poème s'intitule On tue et débute ainsi: On tue/ d'un bout de la terre à l'autre/ On tue et un peu plus loin elle écrit: la terre est soudain devenue/ une éponge monstrueuse/ buvant la longue patience des hommes. Le poème se termine, malgré toute l'horreur de la situation,  sur une célébration du monde:

Pourtant, le soleil est là.
Je l'ai vu ce matin
Jeune, fort exigeant.
Il ruisselait sur les toits
Il mordait au coeur les arbres,
Et réclamait de la terre son réveil,
Il est là,
Il est au fond de toutes choses.

3 commentaires:

  1. Merci pour ce sourire, cet espoir.

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  2. Comme c'est agréable à lire et rassurant !
    Merci Michel de nous faire découvrir les poètes que tu aimes...

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